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Chaque année, les connaissances des édifices qui ont précédé, in situ, la chapelle Saint-Frambourg, s’éclairent grâce aux travaux archéologiques minutieux accomplis sous la direction de Jozsef Laszlovszky par l’Université d’Europe Centrale de Budapest (1), aidée du Cercle Historique Archéologique et Numismatique de l’Oise, tout cela sous l’autorité des services archéologiques de la D.R.A.C. de Picardie (Olivier Guilhot, conservateur régional).

Aussitôt la construction du Rempart de la ville, au IIIème siècle, des édifices s’y appuient. Les analyses, notamment de céramique et d’ossements d’animaux, suggèrent que le site a bénéficié d’un statut particulier. Il faudra d’autres fouilles pour le déterminer.

L’édifice où la Reine Adélaïde fit son action de grâces en 987, daterait du cours du Xème siècle. Il était de plan rectangulaire. Le chevet était plat puisqu’il se confondait avec le rempart d’origine romaine. La façade ouest, complexe, comportait des annexes latérales qui l’élargissaient par rapport au monument lui-même. C’était un bâtiment sur deux niveaux, une crypte, un sanctuaire bâti selon une mode carolingienne (cf Saint-Denis, partie ouest de la crypte qui date de 775 au plus tard). Un peu au sud de la précédente, une nouvelle chapelle dont la tour du rempart du 3ème siècle servit d’abside axiale, a été construite dans la première moitié du 11ème siècle (Adélaïde était morte en 1006).

L’édifice actuel, le troisième donc, est construit de 1170 à environ 1230. A sa beauté gothique, aérienne, s’harmonisent les vitraux que créa le sensible et subtil Joan Miro, qui, admirateur de Cziffra, confiait, au moment où il peignait les contours de ces vitraux, que sa pensée créatrice était toute tournée vers la musique…. J.C. M.



(1) soutenu par Miklos Szabo, académicien, archéologue et Sandor Csernus, directeur de l’Institut Hongrois.

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